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Vanessa Klak, Snooze la vie

Animatrice sur Pure FM, chanteuse débutante et surtout bien dans son job. Rencontre aux aurores avec Vanessa Klak, une allumée de la radio, arrivée à l’antenne un peu par hasard et qui, aux côtés de Sébastien Ministru, réveille tous nos  matins de sa touche bien perso. Un parcours déjà bien rempli et une allure à suivre, de près...
L’essayer c’est l’adopter !

Animatrice Radio, en voilà un métier pas banal. Une envie depuis toujours ?

Non pas du tout! En primaire je me voyais vétérinaire et, faute de conseils pendant mes études secondaires,  j’ai été m’inscrire à Liège à 3 jours de la rentrée. J’ai abandonné après deux mois et demi et j’ai ensuite végété sur mon canapé pendant 8 mois. Un test d’orientation de l’ULB m’a permis de vite retomber sur mes pattes : je devais me tourner vers un métier de contact. C’est comme cela que je me suis inscrite en relations publiques à l’ULB. J’en suis sortie 3 ans plus tard, polyvalente mais spécialiste dans rien.

Le bon choix ?

Je suis très contente ! C’est ce qu’il me fallait, une vision générale de l’entreprise, des langues, du tourisme, du marketing, de la compta... Après on trouve toujours les moyens de se spécialiser. Ca ouvre ton horizon.
Fin de troisième, j’avais aussi repris confiance en moi j’étais la première de ma promotion !

Et comment as-tu fait tes premiers pas à la radio ?

En troisième, j’ai effectué un stage à Radio Capitale ici à la RTBF. Je faisais un ou deux trucs en relations publiques, j’assistais les animateurs radio, je découvrais comment ça fonctionnait.
J’ai ensuite enchaîné des petits contrats comme assistante sur des émissions de jeux. J’ai même bossé aux débuts des interfaces SMS à la télé et à la radio. On a fait évoluer ce nouvel outil. Cela  m’a permis de voir les ficelles, les coulisses des émissions.

En effet, une émission comme “Snooze” le matin, c’est chaque jour un nouveau direct,
une programmation serrée. On te sent pourtant  bien à
ta place, sans stress. Comment l’expliques-tu ?

J’ai connu les backstages à la radio, je sais comment ça fonctionne et malgré un canevas bien ficelé, j’ai appris à gérer l’antenne et le timing.

Et comment es-tu sortie de l’ombre pour te retrouver à l’antenne ?

J’ai passé un casting. Ils m’ont ensuite proposé de me mettre à l’antenne. D’abord tôt le matin le week-end, ensuite un peu la semaine, pour enfin faire un remplacement de Cédric Godart sur la matinale. Un gros challenge pour une débutante, le rythme est super soutenu ! Ce que j’avais auparavant vécu à la radio m’a beaucoup aidé à avoir les bons réflexes.
Cela fait maintenant plus de 4 ans que je suis à l’antenne.

Dans ton émission Snooze, on sent la vraie bonne ambiance, ce n’est pas du chiqué tout ça hein ?

Ha non ! Il y a une affinité naturelle qui est née avec Sébastien Ministru et Geoffroy Klomkes. Notre émission est vraiment en adéquation avec notre personnalité. On est dans le même trip à la ville comme à l’antenne. C’est ce qui s’entend et ce qui plaît aux gens. On bosse en famille. On est dans le présent.

Tu te sens bien à ta place ?

Oui, j’ai pris énormément confiance en moi. Là où je doutais, je me suis rendue compte que finalement les autres n’en savent pas toujours plus que moi.

Y a-t-il des qualités requises pour bosser à la radio ?

Oui, il faut être rapide, avoir un bon esprit de synthèse et savoir rentrer dans un cadre défini tout en le colorant, un travail de précision.

Et la famille dans tout ça ? As-tu toujours été épaulée par tes parents ?

Mes parents sont universitaires. A force d’avoir entendu mon père dire que j’étais “tellement intelligente” j’ai fini par faire un blocage et décréter que “non, je n’étais pas capable de faire l’unif”. Peur de rater à tel point que je ne pouvais même pas commencer.

Finalement, mes parents étaient contents que je fasse un truc et que je le réussisse. Maintenant papa est fier ! Surtout quand on lui demande s’il est le père de Vanessa Klak de la radio ! Je ne sais pas comment ils ont fait mais j’aimerais tellement avoir le même type de bonne communication avec ma fille. C’est super important !

Et toi, quel regard portes-tu sur ton parcours ?

La radio c’est venu comme ça, en acceptant des remplacements qui me permettaient de ne pas tomber dans la routine, ce que j’apprécie. La régularité ne me convient pas, j’ai besoin de faire des pauses, de changements ; je me sens bien à ma place. Tout s’est  bien enchaîné. J’ai eu la chance de mettre un pied dans cette radio, puis deux, ils m’ont ensuite gardée! C’est dingue d’avoir une émission avec autant de visibilité et finalement d’avoir la sensation de bosser en famille, d’être aussi proche des gens tout en passant un vrai moment avec des amis.

Et là, on t’a entendue pousser la chansonnette avec Samir Barris, un projet sérieux ? Un changement de cap ?

Encore une progression naturelle. Samir est un ancien de l’école. Je l’ai appelé pour le féliciter pour son single “Le fossé”. On a eu un projet pour Pure FM qui n’a pas abouti. Mais de là est née cette chanson, un peu par hasard. J’ai toujours aimé chanter. Papa trouvait que je chantais juste !

Et voilà ton nouveau single “Velours et mensonges” dans les bacs ! Aura-t-il une suite ?

Oui, là on bosse sur une maquette qui verra peut-être le jour. A voir... Mais c’est un chouette projet.

Travailles-tu ta voix ?

Non, jamais! Je pense avoir une voix qui se module et se place assez facilement. Le yoga m’aide bien pour la respiration.

Et demain, que nous réserve Vanessa Klak ?

Des projets, j’en ai plein, j’ai toujours eu envie d’être écrivain... Les choses se feront naturellement, sans stresser. J’ai envie de m’essayer à la comédie, mais pour ça il faudra une base solide, une nouvelle formation. C’est un vrai métier qui n’a rien à voir avec le mien. J’ai un chouette boulot, je peux faire passer plein de choses de moi-même tout en gardant ma vie privée rien qu’à moi.

Identikit

  • Vanessa Klak, 31 ans
  • À la base, voulait devenir vétérinaire
  • A fait des études en relations publiques à l’ULB
  • A commencé à la radio en tant qu’assistante pendant son stage à Radio Capitale
  • A sorti, avec Samir Barris, un single ‘Velours et mensonges’
  • Présente « Snooze », l’émission du matin sur Pure FM

Les conseils de Vanessa

Devenir animateur radio n’est pas simple.
Il faut pouvoir réunir pas mal de qualités comme posséder une bonne diction et être capable de moduler sa voix. Avoir un bon vocabulaire, être doté d'une personnalité affirmée, apporter sa propre couleur à l'antenne et surtout être précis sont des atouts indispensables.

La meilleure voie est de suivre des études qui touchent aux médias, d'effectuer des stages dans des radios locales, de faire ses armes et de se créer des occasions. Et surtout, ne pas hésiter à se faire 'bien' remarquer. Une démo est une excellente carte de visite. Si elle est bien faite, le chef d'antenne pourra vous sélectionner pour un prochain casting.

Infos :

http://www.myspace.com/snoozepurefm
http://www.myspace.com/samirbarris
http://www.dailymotion.com/video/x9lwhw_velours-et-mensonges_music


 

 

Tags: boulot // interview // radio // télévision


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